UNE PAROISSE A LA RIVIERE - BLANCHE
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L’histoire de saint-joseph est liée avec celle de son église. au xviième siècle, au quartier Rivière Blanche.

L'ouvrage  de Martine Flandrina et Micheline Marlin « de chapelle à saint-joseph histoire de la commune " nous retrace les faits marquants ayant conduit à l’érection de la paroisse en commune, en 1888.

  

 
  
 

 

Lfait important pour l’extension de la paroisse est la décision du conseil privé de la colonie, datée de février 1842, qui prévoit la construction d’une chapelle au Lamentin.

L’emplacement de cette chapelle est fixé dans la partie nord du Lamentin sur le territoire de la future commune de Saint-joseph. Cette chapelle est construite en 1842 entre la rivière blanche et la rivière lézarde à « la chapelle », tout près du gros morne. Elle va contribuer au regroupement des habitants dans cette zone centrale de la colonie. Cette chapelle, quoique excentrée, dépend du Lamentin. C’est donc le vicaire du Lamentin qui a la responsabilité de la paroisse de rivière blanche. Il le dessert régulièrement jusqu’en 1849,

Date à laquelle le vicaire du Lamentin, l’abbé BERTHELIER (nommé vicaire au fort royal en 1765 - bo de la martinique 1848-1857), est nommé desservant en titre de la RIVIERE BLANCHE, Où il résidera désormais. (cliquez ici)

Commence alors la véritable organisation de la vie de la RIVIERE BLANCHE. La chapelle apparaît ici comme un élément important, étant la seule structure qui peut rassembler une population éparse. C’est dans ses environs que vont s’élever les habitations et c’est dans la chapelle que se réunissent les habitants. Elle s’avère très vite trop petite, et, de 1850 à 1854, une série de travaux sont effectués.

La paroisse de la RIVIERE BLANCHE – c’est bien d’une paroisse dont il s’agit puisqu’un curé est nommé desservant en titre – est confiée en 1854 aux soins de l’évêque qui en fixe alors les limites, l’essentiel de son territoire étant pris sur le Lamentin.

L’évêque de la colonie, Mgr le HERPEUR, qui possède cette chapelle en usufruit, sollicite alors du gouvernement l’autorisation de l’agrandir. Il compte pourvoir à ces travaux avec les ressources dont il dispose et celles qu’il pourra se procurer en faisant appel aux fidèles de son diocèse. L’autorisation du gouverneur n’intervient qu’en 1855, après une tournée que ce dernier effectue dans la région.

La paroisse de la RIVIERE BLANCHE prend alors des allures d’un petit bourg. Outre la chapelle, d’autres structures viennent étoffer ce centre – notamment une école gratuite de garçons dirigée par les frères de PLOERMEL qui s’occupent de l’enseignement dans la colonie. En 1856, 77 garçons étaient inscrits à cette école. En décembre 1863 une salle d’asile spécialement destinée aux garçons de moins de 8 ans à la RIVIERE BLANCHE sur l’habitation du sieur CHARLERY et en mars 1866, une nouvelle salle d’asile destinée aux filles est ouverte.

Mais malgré le développement de ces structures, l’installation de la paroisse est remise en cause.

 

 - Photos des Archives Départementales de la Martinique -
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Fête locale à Saint Joseph #1

Fête locale à Saint Joseph #2

L'entrée du bourg

 

  

Sources : Ouvrage de référence "De Chapelle à SAINT-JOSEPH Histoire de la commune (1888 - 1988)" de Martine FLANDRINA et Micheline MARLIN -- Base de données des Archives Départementales de la Martinique - 0596 45 53 53